30/05/2018

Blockchain et finance verte

Les obligations vertes permettent aux entreprises et aux collectivités territoriales de financer les projets de transition énergétique, notamment en termes d’infrastructures.

L’implication d’un grand nombre d’intervenants induit actuellement des coûts d’émission, des délais et des frottements dans les échanges qui nuisent à l’émergence d’un marché secondaire. La blockchain peut apporter une solution globale.

Une obligation verte (« green bonds »), contrairement à une obligation classique, implique un reporting détaillé des investissements financés et de leur caractère « vert ». Tout au long de la chaîne d’émission, les intervenants et intermédiaires sont nombreux.

L’émetteur doit tout d’abord rédiger un prospectus détaillant le(s) projet(s) à financer. Il fait ensuite appel à un organisme certificateur qui évalue la qualité « verte » de l’émission obligataire. Enfin, les titres sont alloués par un brocker auprès d’investisseurs. Le résultat : un marché peu digitalisé ni automatisé.

La blockchain peut fluidifier ce processus. C’est la Caisse des dépôts, en partenariat avec l’Institut de Recherche Technologique (IRT) System X, qui réfléchit à une plateforme basée sur une blockchain de consortium. En définissant les règles des processus d’émissions et en établissant le système de gouvernance, la blockchain permet de tracer toutes les étapes du cycle de vie des émissions d’obligations vertes. La blockchain peut fluidifier les échanges en mettant en relation les émetteurs et les investisseurs via cette plateforme virtuelle. En effet, cette transparence et cette simplicité cherchent à simplifier le transfert de propriété des titres, favorisant ainsi l’apparition d’un marché secondaire, actuellement embryonnaire. Certains écueils demeurent et les équipes de l’IRT cherchent à renforcer la confidentialité en cryptant certains échanges.

Lorsque ces écueils seront levés, la solution pourra être mise en production.

Source L’Usine Digitale
Photo Pixabay/TheDigitalArtist