Commentaire de marché

31/07/2018



Alors que le mois de juin avait montré de nombreuses hésitations de la part des investisseurs, c'est avec un certain optimisme que les opérateurs de marché ont finalement abordé le mois de juillet.

Les actifs risqués ont progressé au cours du mois, l'indice S&P500 américain s'adjugeant +3,60 % et l'indice européen Euro Stoxx 50 +3,83%. Cette envolée des marchés actions s'est inscrite dans un contexte de croissance économique toujours soutenue et d'une dynamique de résultats solides aux États-Unis. Ainsi, les indices ISM manufacturier et non manufacturier américains publiés en début de mois étaient remarquablement bien orientés par rapport au mois précédent et aux prévisions du consensus. Leur publication début juillet est certainement l'élément qui a été le déclencheur de la hausse des actions.

Dans le même temps, l'inflation a poursuivi son ascension aux États-Unis et en Europe avec un indice des prix en hausse de +2,9 % (contre +2,8 % en juin) en glissement annuel et de +2,1% en Europe (contrat +2% en juin).

Assez logiquement, et sans surprise, les banques centrales américaines et européennes ont donc confirmé leur engagement de normalisation progressive de leur politique monétaire. C'est donc la poursuite de la sortie du programme de soutien à l'économie. Naturellement, tout ceci a eu tendance à pousser les taux légèrement à la hausse sur les marchés financiers et donc à pénaliser les obligations souveraines.

Pourtant, les sujets qui étaient sur la table au cours du mois de juin ne se sont pas réglés par un coup de baguette magique. En effet, les tensions commerciales ne semblent pas près de s'apaiser en particulier en ce qui concerne la Chine. Le 10 juillet, les nouveaux tarifs douaniers imposés par l'administration américaine en juin dernier sont officiellement entrés en vigueur. Avec l'Union Européenne en revanche, Washington a, contre toute attente, conclu un "cessez-le-feu" vers la fin du mois, au terme de la rencontre entre Donald Trump et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. En Europe, la question italienne reste toujours autant d'actualité et les intervenants de marché attendent toujours le premier budget du gouvernement italien.

Enfin, dernier élément à noter, fin juillet, les valeurs technologiques qui jusqu'alors surperformaient, ont subi des pressions à la vente, tandis que les valeurs financières, qui sous-performaient depuis le début de l'année, ont rebondi. C'est une rotation sectorielle importante qui s'est opérée sur les marchés.

Espérons que les investisseurs resteront sur cette même lancée et feront leur la pensée d'Alan : "le pessimisme est d'humeur ; l'optimisme est de volonté".